jeudi 14 janvier 2016

Dahlia "LAVENDER DREAM"

 
Retour sur les nouveaux dahlias introduits au jardin en 2015.

Le premier était un grand dahlia, "Lavender dream", acheté chez dahliashop.nl. Il rentre dans la catégorie des "dinner plate", en gros, des "dahlias assiettes". A cause de la taille de sa fleur.

Cette fleur est merveilleuse, d'un beau rose doux et agréable à l'œil. La fleur ne passe pas au soleil et dure longtemps. La plante est belle, saine, solide, florifère. La floraison est longue. Tip top quoi !

Mais. Evidemment il y a un mais :-).

"Dinner plate" veut bien dire ce que cela veut dire : grosses fleurs. Ce dahlia doit donc être absolument tuteuré pour tenir le coup car les fleurs qui font en moyenne 20 cm sont très lourdes, surtout par temps de pluie. Idem, en cas de vent, il faut absolument que les tiges soient soutenues pour ne pas avoir l'effet parapluie, ou de la casse.

Les "dinner plate" sont impressionnants mais nécessitent donc plus de soin que les autres dahlias. Mais en bouquet, ou mieux encore dans une soliflore, ils produisent un effet extraordinaire.


 

Une commande imprévue...

Le problème avec internet, c'est la tentation. Et la facilité avec laquelle on peut y succomber...
 
Sur Facebook je suis inscrite sur un groupe d'amateurs de dahlias (https://www.facebook.com/groups/dahlias/). Des fous comme moi, la plupart américains car cette plante y est très populaire. Chacun y partage ses expériences mais aussi et surtout les photos de ses merveilles.
 
Je suis donc tombée sur une photo postée par un membre (Brian Ross Aslam) en début de semaine. Coup de cœur absolu ! Les couleurs flammées, pourpre, rouge, orange, jaune, la forme de chrysanthème, un vrai dahlia pour moi !
 



Bien sûr, la photo est sans doute mieux que l'original dans la nature, vu la lumière, le fond noir, la mise en scène, mais trop tard, publicité mensongère ou pas, je suis tombée amoureuse...
 
Avec internet, c'est facile : un nom, un moteur de recherche et hop un fournisseur ! http://www.bulbesdarenberg.be/. Je ne connais pas ce site, je pense qu'il s'agit de revendeurs et pas de producteurs mais en tout cas ils ont le mérite d'être belges et de pratiquer des prix corrects.  
 
En moins de 10 minutes, l'affaire était dans le sac (Enfin, la variété convoitée dans mon panier virtuel).
 
Me voilà donc l'heureuse propriétaire de deux tubes d'AKITA qui vont rejoindre la collection de plantes que je ne sais où mettre :-).
 
D'après les informations données par les autres dingues, la plante n'est pas si vigoureuse et ne fait pas de beaux tubes, donc elle n'est pas simple diviser pour la reproduction. Mais je ne pouvais pas passer à côté de cette merveille. Verdict dans quelques mois  :-).

mardi 12 janvier 2016

Nouvelle année au jardin : projet dahlias (1)

La morne saison est aussi longue que l'a été mon silence sur ce blog... Pas toujours simple d'être au four et au moulin, sur le blog et au jardin ! L'hiver me donne l'occasion de renouer avec l'écriture jardinière. Car l'hiver, c'est le temps des projets.

En ce moment, je passe mes soirées et mes moments de loisir à concevoir les aménagements du jardin, la tête dans les catalogues... Pour le moment, je suis replongée dans les sites de dahlias... 

L'année dernière, la nouvelle grande bordure qui a pris la place du potager a été créée, et ce, avec beaucoup de succès. Plantée seulement début mai, elle a été magnifique en fin de saison. Et ce grâce aux dahlias. Moi qui aimait vraiment beaucoup très fort ces plantes, on peut dire que j'en suis littéralement devenue folle. Aussi, cette année, je vais de nouveau introduire de nouvelles variétés au jardin.

La première commande de tubes sera passée auprès de http://www.dahliashop.nl/nl/. C'est auprès d'eux que j'avais commandé mes tubes l'année dernière et ce avec entière satisfaction.

Cette année, voici mes premiers choix :
 
 
"Mingus Toni", un dahlia décoratif de 100 cm, avec des fleurs roses tachetées de rouge de 12 cm (photo Dahlia Diva) .

 
 
 
"Thomas Alva Edison", un violet de 100 cm aux fleurs de 17 cm (photo Pinterest)
 


 
"Fascination" (photo kernock.co.uk) , haut de 80 cm aux fleurs de 12 cm. De manière générale, j'ai pu observer que les dahlias aux feuillages de couleur pourpre étaient très florifères, très résistants et fleurissaient plus longtemps que les autres. De plus leur feuillage offre un beau contraste dans les massifs  
 
 
 
 
 "Plan safe" (photo Dalhiashop.nl), un bel orange de 100 cm aux fleurs de 8,5 cm
 
 
 
Et enfin "Rocco (photo Dahliashop.nl), un pompon fuchsia pourpre de 4 cm sur une tige de 100 cm. Je l'ai déjà acheté l'année dernière mais toutes les amies qui sont venues au jardin en sont tombées amoureuses. Je leur ai donc distribué tous mes tubes ...et j'en recommande pour moi !
 
 
 
Il y aura une autre série de plantes que j'achèterai auprès d'une autre fournisseur. Evidemment je ne sais pas où je vais mettre tout ça, à moins de creuser une nouvelle bordure ...Mais ce n'est pas au programme :-).  
 
 
 

jeudi 4 juin 2015

Bourdonnements à Bourdonnem'Ham



C'est une histoire qui a commencé il y a quelques années... J'ai rencontré Jean-Paul, qui m'a présenté Michaël, qui m'a présenté Stéphan... Or, Stéphan et Michaël c'est une partie de l'a.s.b.l. "Made in Abeilles" ! 



Depuis avril 2011, "Made in Abeilles" (http://www.madeinabeilles.be/ ou Facebook : https://www.facebook.com/pages/made-in-abeilles/166487620074948?fref=ts) se bat pour la sauvegarde des abeilles et le soutien des apiculteurs dans nos régions en proposant de :
de parrainer une colonie d’abeille que vous offrez à un apiculteur.
d’adopter des ruches que l’on installe sur le site de votre entreprise.  
d’offrir le gîte et le couvert aux pollinisateurs sauvages grâce à notre hôtel à insecte. 
d’offrir un délicieux miel local à ceux que vous aimez. 

En soutenant cette coopérative, vous participez à la sauvegarde des abeilles, vous soutenez les apiculteurs locaux, vous favorisez la biodiversité de nos régions.

Photos, conseils, présentation du projet, parcourez ces sites afin d'en apprendre beaucoup sur les abeilles et la nécessité impérieuse de leur sauvegarde.

Cette rencontre avec Michaël et Stéphan a donc été le premier déclic...

Deux années de suite, en 2013 et en 2014, Stéphan est venu lors dans notre jardin lors d'"Entrez, c'est tout vert!" présenter son a.s.b.l. et sensibiliser les visiteurs au problème de la disparition des abeilles.  



Suite à cela, avec plusieurs amies, nous avons franchi un premier pas en parrainant une ruche (en échange de quoi nous avons toutes reçus de délicieux pots de miel). 

Le problème de la disparition des abeilles est très grave. Vraiment. Il met en péril tout notre écosystème et la pérennité de nos cultures. Nous qui avons un potager mais surtout des arbres fruitiers, nous constatons vraiment le manque de bourdonnement dans les fleurs... Nous avons depuis quelques années installé des refuges à insectes - dont les abeilles solitaires - dans le jardin, mais ce n'était pas assez.

Tout est une question de hasards dans la vie. Mon oncle avait eu jadis des colonies d'abeilles. Et nous avons toujours dit qu'un jour... Or au début du printemps, une de mes amies m'a contactée pour ... m'offrir une ruche ! Si ce n'est pas un deuxième coup de pouce cela... :-)

Merveilleux cadeau aussitôt accepté car quel bel objet décoratif ! Mais une ruche sans abeilles, ce serait triste, aussi triste qu'un jardin sans fleurs. Alors l'idée a fait peu à peu son chemin, et après quelques coups de pinceaux, la ruche a été installée. 



Mercredi ce fut le grand jour. Je suis allée chercher notre reine et sa colonie de butineuses chez Stéphan. L'installation de ces abeilles est parrainée par Lampiris, principal soutien de "Made in Abeilles". Dans la voiture au retour, ça bourdonnait ferme ! C'est quand même très impressionnant !

Après, évidemment, nous avons dû résoudre le problème suivant : ouvrir la boîte de droite et persuader quelques milliers d'abeilles d'aller crécher dans la jolie boîte de gauche.  



Vous dire que ça a été tout simple serait mentir car notre ruche, fabrication maison, avait des dimensions très proches des standards... mais pas standard du tout, ce qui veut dire que les cadres de la ruchette n'entraient pas dans notre ruche ! Problème... Gros problème...

Mais après deux jours d'intense bricolage (heureusement que mon père et mon oncle sont équipés et créatifs !) - et quelques piqûres -, les abeilles ont enfin rejoint leur nouvelle ruche.



Voilà, depuis une semaine, les abeilles explorent les alentours, envahissent déjà les sureaux, se régalent de mes alliums, et vont partir à l'assaut de toute la campagne. Je les vois au jardin, elles sont évidemment très différentes des abeilles noires, des bourdons et des autres insectes que j'avais l'habitude d'observer.

C'est le début d'une histoire qui je l'espère sera longue et paisible.

Pour ceux qui poseraient la question, ce n'est pas une histoire de miel. Nous - notre jardin, nos arbres, nos cultures et toute la campagne alentours - avions juste envie, et surtout besoin, d'abeilles.

jeudi 28 mai 2015

"L'esprit jardin" : un article à propos de "Citrouilles et Lutin"

Cette semaine...première publication dans un magazine de jardinage :-).

J'ai en effet eu la chance il y a  quelques temps d'accueillir Aurore Joly, journaliste auprès de "L'esprit jardin", nouvelle revue belge dirigée par Marc Knaepen. Cette revue, très complète, traite de jardinage, d'apiculture, de vannerie, de petit élevage. Elle est très complète et très agréable à lire.

Voici le lien de leur site internet, pour y parcourir certains articles ou pour vous abonner à ce magazine. http://www.lespritjardin.be/

Quant à l'article qui est consacré au jardin ce mois-ci, le mieux est que je vous laisse lire... :-)


 
J'avais soumis une dizaine de photos à la journaliste, et je suis très contente du choix qu'elle a opéré au final.
 
J'en profite pour remercier tous ceux - et ils sont nombreux - qui m'ont aidée à accueillir les visiteurs ces 7 dernières années, la famille, les amis, les voisins... J'ai l'habitude de le dire, si le jardin c'est moi, "Entrez, c'est tout vert!, c'est toute une équipe ! Alors à bientôt...



samedi 16 mai 2015

"Jardins en temps de guerre" : un trésor de livre

Quand je ne suis pas dans mon jardin, souvent, je lis. Et souvent je lis des livres... consacrés au jardin ! Le problème, c'est que j'en ai beaucoup... et que je n'en trouve pas toujours à mon goût. Je ne parle pas ici de traités de jardinage, de paysagisme, de recueils de trucs de culture, de monographie sur une plante, non, je parle de livres ayant pour thème (ou encore comme décor) le jardin ! Or finalement ce type de livre est plutôt rare.
 
Lors de la fête des plantes d'Aywiers (en Belgique), j'ai déniché un petit opuscule, un peu au hasard je dois dire, dont une phrase avait attiré mon attention : "Une complicité s'établit alors entre le jardiniers et ses plantes, car si elles ne savent pas vaincre la mort, elle peuvent consoler". Or j'ai l'habitude de répéter souvent que "Le jardin console de tout". J'ai aussitôt acheté ce livre...
 
En voici un petit résumé présenté par l'éditeur :
 
"En 1992, lorsque la guerre éclate en Bosnie, l’étudiant poète Teodor Ceric quitte Sarajevo. Pendant sept ans, il voyage à travers l’Europe, et au fil de son exil, il découvre des jardins souvent méconnus – à la marge, nés des rêves de leurs singuliers créateurs. Du jardin de Beckett, en Seine-et-Marne, au parc paysager de Painshill, près de Londres, Ceric raconte ces lieux et en révèle la dimension poétique et existentielle.

 
Marco Martella, découvreur du Jardin perdu de Jorn de Précy (prix Saint-Fiacre, prix P. J. Redouté, prix Versailles Lire au Jardin, premio Ceppo, prix Tortoni) a réuni et préfacé les textes de Ceric".

 
C'est poétique. C'est philosophique. C'est simple. C'est universel. C'est beau. Vraiment beau. Chacun des "chapitres" est un bijou qui se lit et se relit en touchant votre âme au plus profond.
 
L'auteur traduit l'amour et la magie qui lient chaque jardinier au jardin qu'il crée, le rendant le plus précieux et le plus abouti d'entre tous. Il évoque aussi ce qu'un jardinier peut ressentir dans un jardin qu'il traverse, et qu'il appréhende sans l'avoir conçu. Poésie, mélancolie, magie...
 
Je pense que c'est la première fois que de tels sentiments arrivent à être transcrits de la sorte...
 
En clair, si vous trouvez ce livre : achetez-le, demandez qu'on vous l'offre, et ne le prêtez qu'à vos meilleurs amis si vous êtes sûrs qu'ils vous le rendront.  
 
C'était le coup de cœur du jour ! 

mercredi 6 mai 2015

Semis, semailles, semaisons, bouturages et divisions

Mai débute donc : fruitiers en fleurs, herbe bien verte, premières vraies floraisons... Le jardin est beau. La décoration ressort, autrement dit les arrosoirs reviennent un à un sur le pas japonais.
 

Ce week-end c'était chez nous la bourse aux plantes. Chaque premier dimanche de mai et d'octobre, à Esneux, il y a ainsi une réunion entre passionné(es) pour vendre ou échanger tout ce qui concerne le végétal. Avant je participais à plusieurs foires de ce type dans la région, maintenant je ne fais plus que celle d'Esneux qui est la plus proche de chez moi. J'y pars avec une voiture pleine...et mon père m'accompagne avec une remorque tout autant pleine... qu'on essaie de vider.

Puisque cette fameuse bourse d'échange de plantes est passée - de même que les grosses gelées - j'ai (enfin) rangé toutes les boutures, les divisions, les semis qui faisaient la chaise musicale depuis des mois entre la salle de bain, la bibliothèque, la véranda, la serre et la pépinière. Tout le monde (au presque...) dehors ! Rassemblement des troupes !
 
Rassembler les troupes permet de se rendre compte... que les troupes sont nombreuses, bien plus nombreuses que je le pensais !
 
Juste à l'entrée du jardin, une table destinée aux repiquages et aux divisions. Il y a là des semis de digitales abricot et un chrysanthème vivace 'dernier soleil' : ces plantes doivent être séparées et rempotées. Les hémérocalles par contre attendent de rejoindre la nouvelle bordure.
 
 
Dans la serre, puisque j'ai (relativement) de la place, j'ai semé... 72 tournesols géants ! Etant donné que je ne compte en mettre que quelques-uns dans mon jardin, même si la grêle en abîme, et même si les limaces en mangent, je vais pouvoir en offrir un paquet aux amies et aux visiteurs de passage !
 


Les dahlias sont bien sortis et certains atteignent 20 centimètres. Il n'y en a qu'un qui ne semble pas (encore) avoir démarré. Ces 30 dahlias neufs vont rejoindre la nouvelle bordure (enfin, j'espère... parce que je ne pense pas qu'il y aura assez de place pour cela.... Au pire, je les exporterai chez les voisins !). Les hémérocalles par contre sont les semis de 2015. Elles vont aller grossir en pépinière et seront rempotées dès que les dahlias auront été plantés (parce que je joue aussi à la chaise musicale avec les gros pots que je n'ai pas en abondance!).


Coin pépinière. Hémérocalles divisées ou semées, asters, iris, boutures de rosiers, plantes diverses en attente d'un nouveau jardin pour les accueillir. Je ne pensais pas qu'il y en avait encore autant. Mais on fera des heureux lors des visites.


Dans un autre coin près du potager, j'ai rassemblé ce qui devrait être repiqué prochainement dans les grandes bordures, principalement les semis de rudbeckia hirta et echinacea maxima. Pour ces dernières, c'est la folie : j'en ai déjà offert je ne sais combien de dizaines de pots à mes amies, j'ai vendu un bon nombre de plantes ce week-end et ... il m'en reste toujours plus de 40 pots, c'est-à-dire 80 plantes. J'en ai déjà installé quelques-unes dans la nouvelle bordure; il ne reste plus qu'à trouver de la place pour ces 80 autres ... Ou on fera des cadeaux ;-)


 
Voilà, vous l'aurez compris, il y a du repiquage en vue et aussi des cadeaux à faire. Et pour cela, déjà l'année dernière, nous avions placé cette étagère devant le jardin. Elle accueille (un peu de déco bien sûr aussi) des plantes, des graines et des légumes que nous avons en trop. Quand c'est le cas, nous plaçons sur l'étagère ou dans des caissettes en bois ce que nous avons à offrir avec un panneau "Servez-vous" : iris, sedums, courgettes, haricots...
 
Parce qu'il y a toujours le bonheur de quelqu'un à faire.
 
Et parce qu'une partie du plaisir de jardiner c'est le partage.
 
 
 
A bientôt dans mon jardin !